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Resume

L'uteur de l'ouvrage ci-present Emilie Stoujina est deja bien connue parmi ses collegues par son livre "Artisanat chinois aux XVIe-XVIIIe siecles" (Moscou, 1970). Elle continua ses etudes sur la vie sociale et economique de la Chine medievale, mais son manuscrit resta inacheve: le 15 juillet 1974 E. Stoujina succomba apres une longe et penible maladie. Toutefois les amis du savant terminerent son ouvrage pour la faire imprimer comme un livre posthume. Ce livre, "La ville chinoise aux Xle-XIlie siecles: vie economique et sociale", est maintenant presente aux lecteurs. Ci-dessous on trouvera l'expose du contenu de l'ouvrage.

Le livre est commence par une breve biographie du savant. Le redacteur du livre, docteur es histoire G. Smoline, souligne que E. Stoujina etait la premiere dans son domaine des etudes: ce fut elle qui commenca a etudier la vie de la ville chinoise medievale avec une profondeur extraordinaire d'analyse des sources historiques. G. Smoline caracterise les oeuvres principales de E. Stoujina et decrit son evolution scientifique. Apres la biographie le lecteur trouve une liste complete des oeuvres ecrites par E. Stoujina.

La Preface du livre est consacree a l'analyse des traits les plus importants de revolution de la ville chinoise avant le Xle siecle, plus specialement dans l'empire des Tang (Vile-Xe siecles). E. Stoujina montre qu'en Chine les periodes de l'histoire de la societe chinoise et les periodes de revolution de la ville ne coinciderent pas. II est admis par la plupart des historiens que le debut du feodalisme en Chine date du Ille siecle. Cependant, selon l'avis de l'auteur, les villes medievales n'apparurent en Chine qu'a la fin du Ve - debut du Vie siecle, car la naturalisation de l'economie au cours de la genese des rapports de production feodaux et l'introduction par l'Etat d'un systeme des lots freinerent la naissance des villes nouvelles et la restauration des celles anciennes. Si on date la limite ulterieure de la premiere periode du Moyen Age de la fin du Ville siecle, la ville chinoise conserva les traits essentiels de sa structure economique et sociale (c'est-a-dire elle resta centre administratif ou la ville-forte- resse, c'est que demontre bien l'analyse des plusieurs plans et des descriptions des villes principales de l'epoque Tang) meme aux IXe - Xe siecles. Voici pourquoi l'auteur analyse dans son livre l'histoire de la ville chinoise a partir du Xle siecle, quand le processus de l'urbanisation fut deja evident, jusqu'au debut du XIIIe siecle, quand l'invasion des Mongols interrompa ce processus.

Dans le premier chapitre E. Stoujina caracterise les sources de son ouvrage - les descriptions des villes, les actes gouver-nementaux, autres genres des documents et les sources dites narratives (annales, traites scientifiques etc.). Ensuite elle nous presente une analyse profonde de l'historiographie du probleme, un expose detaille des points de vue des historiens sovietiques, chinois, americains, japonais et des autres qui etudierent specia-lement ou en passant l'histoire des villes chinoises. On voit, dit E. Stoujina, que l'ensemble des sources etudiees jusqu'a present n'est pas grand, qu'on n'ennonca que les opinions les plus globales et les plus contradictoires et que l'etude des problemes de l'ordre social et economique de la ville chinoise aux XIe-XIIIe siecles n'est que commencee.

Des le Xle siecle le nombre de villes en Chine s'acroit rapi-dement, et ce ne sont plus seulement les centres administratifs ou les villes-forteresses, mais plutot les centres de l'industrie artisanale et de commerce. Le deuxieme chapitre ("La ville et l'artisanat") et le troisieme ("Le commerce") sont consacres a l'analyse minutieuse et detaillee de ces problemes cardinaux. II n'est pas etonnant que ces deux chapitres occupent une moitie du texte. II suffit de citer les sous-titres du deuxieme chapitre pour comprendre quelles sont les questions qui attirerent l'attention de l'auteur: "[.'evolution des villes aux XIe-XIIIe siecles et i'attitude de l'Etat a l'egard des villes"; "Kaifeng et Hanzhou aux XIe-XIIIe siecles"; "L'artisanat urbain et son organisation"; "Le salariat dans l'artisanat urbain"; "L'attitude de l'administration par rapport a la production artisanale"; "Le cloitre urbain et la ville (quelques aspects des leur rapports)". D'une maniere pareille l'auteur analysa des divers aspects du commerce urbain (son organisation, ses genres, le commerce dans les cloitres, les rapports commercidux entre les villes et les regions du pays etc.). Plusieurs pages sont consacrees aux corps de metier {hang, tuan) at aux corporations des marchands (hang). Les donnees citees dans ces chapitres sont d'autant plus precieuses, qu'h l'epoque etudiee il n'exista pas de statuts ecrits des corporations (ils n'apparurent qu'a la fin du XlVe siecle et il est inutile de les chercher parmis les manuscrits des epoques anterieures).

Maintenant on peut formuler les resultats de l'etude des donnees analysees dans deux chapitres mentionnes cidessus. En Chine, comme partout, la feodalisation de l'ordre social entraina l'apparition des villes en tant que les centres de l'industrie artisanale et du commerce; la ville devenait une cellule de la production simple de marchandises a l'interieur de la societe feodale. Dans certains cas, les villes deja formees auparavant comme les centres administratifs ou militaires et encerclees par les murailles se furent entourees de faubourgs, ou les quartiers commerciaux et artisanales surgirent au milieu des anciennes villes. Dans autres cas, les marches situes dans les lieux opportuns, ou les centres de la production artisanale places dans les regions ou abonderent les matieres premieres necessaires, devinrent les localites de caractere urbain. On se rappele aussitot les burg et les hrad ou les mesto et les possade. Mais si la ville feodale en Europe donnait aux citadins certaines libertes, si el le etait opposee a l'Etat feodale et aux seigneurs locaux, la ville chinoise des XIe-XIIIe siecles (et meme bien plus tard) n'avait pas les institutions qu'on puisse comparer avec les communes et l'autonomie administrative des corps de metier des villes europeennes. Les villes de la Chine feodale, souligne E. Stoujina, devinrent entierement et definitivement partie du systeme administratif d'Etat avec ses institutions feodales etablies par le gouvernement central, avec la succursale de la cour d'Etat. Les traits specifiques de la ville chinoise des XIe-XIIIe siecles furent: appartenance du terrain urbain a l'Etat; absence absolue de la commune urbaine et de self-governement; division en quartiers et arrondissements administratifs soumis aux autorites; controle d'Etat sur toutes les formes d'activite commerciale et artisanale. L'Etat resta le proprietaire souverain non seulement des lots de terrain, mais aussi des maisons louees par les marchands et les artisans. Ce fut l'Etat (y compris les autorites locaux) qui reglementa la production en quantite et en assortiment, qui fixa les prix etc. La ville chinoise ne s'opposa jamais a l'Etat.

Les memes restrictions gouvernementales regnerent dans le domaine du commerce, dont toute l'organisation fut soumise au controle de l'Etat. Neanmoins, a cote de marchands petits et moyens, qui furent les figures principals dans le commerce au-de-dans de la ville, il exista les grands marchands et meme les compagnies des gros marchands, qui menaient le commerce entre les villes et entre les regions du pays. L'histoire de la Chine de l'epoque est pleine de la lutte entre l'Etat, qui desirait toujours saisir tous les benefices, et ces gros marchands, qui aimerent mieux rester les benefices dans leurs propres poches. La plupart du commerce interregional fut illegale, et les maintes decrets gouvernementaux contre le commerce contrebande du the, du sei, du sulfate etc. nous montre que les mesures severes n'apporterent pas les resultats aspires par les autorites: le commerce prive resta un concurrent considerable du commerce d'Etat.

Le quatrieme chapitre traite sur les taxes dont le commerce fut impose par l'administration des Song, le cinquieme est consacre a la circulation monetaire en Chine durant le regne des Song et a la politique monetaire du gouvernement.

C'est la Postface du redacteur qui finit le livre. G. Smoline souligne certains traits specifiques du processus de l'urbanisation en Chine au temps des Song. Le developpement inegal des diverses regions du pays, les conditions historiques de leur evolution sociale et economique, les circonstances demographiques et celles de la situation politique dans les territoires periferiques determinerent la difference non seulement en allure, mais meme en formes et en contenu de l'urbanisation. Par exemple, on constate l'absence des predecesseurs antiques et meme medievals pour la plupart des villes au Midi du pays. Dans plusieurs lieux de la partie meridionale de la Chine aux XIe-XIIIe siecles l'urbanisation ne fut que comencee, mais en general le processus alia beaucoup plus vite qu'au Nord. Les points de commerce et d'artisanat zhen, par leurs plusieurs traits analogues aux villes, furent moins genes par le controle de l'administration et lu fisc; c'est pourquoi ils possederent plus de possibilites pour leur evolution economique en tant que le maillon inferieur du systeme general des villes dans l'empire des Song.

Selon l'avis des contemporains, la ville et les faubourgs com- mencerent se differer du village non seulement dans le sens administratif, comme il aurait ete auparavant, mais en premier lieu par le caractere de leur activite et par les rapports economiques des citadins, par la mode de vie habituelle. II est vrai qu'il n'existait aucun critere precis economique ou juridique de cette difference. La legislation chinoise des XIe-XIIIe siecles n'opposa pas la ville au village, et la statistique officielle compta les citadins parmis les villageois: les documents officiels de l'epoque ne connaissent pas les citadins comme une categorie sociale particuliere. Mais en etudiant les faits decrits dans le livre de E. Stoujina, on voit une difference dans les actions des autorites: les habitants des villes, dont la puissance economique s'accroitra, interessaient de plus en plus le fisc en leur qualite de peuple taillable.

Meme les villes les plus grands et les plus developpees de l'empire Song ne depasserent point au-dela des limites des rapports sociaux feodaux. L'analyse de l'ordre social et economique qui regna dans les villes chinoises des XIe-XIIIe siecles ne nous donne aucune raison pour affirmer le point de vue de ceux qui pretendent avoir trouver dans les villes chinoises de l'epoque les elements du capitalisme. Le salariat ne fut aucune exeption: l'embauchage s'effectuat par contrainte, il n'aborda pas les branches essentielles d'economie urbaine et ne resta qu'un phenomene accidentel et sporadique.

L'attitude des autorites par rapport a la ville fut contradictoire. D'un cote, le gouvernement participa d'une maniere active a l'organisation et la construction des villes, stimula le commerce et la production artisanale, accorda aux villes la possibilite de fonder les marches, ne defenda pas les corporations. D'autre cote, l'autorite imperiale pendant plusieurs siecles adaptait les corps de metier et les corporations des marchands aux ses propres besoins economiques, politiques et ideologiques. Le resultat etait tel, que les hang furent transformes en appendice de la machine bureaucratique, l'appendice prive totalement des droits juridiques et destine a faciliter les taches du fisc et du controle gouvernemental. La liberte de l'activite economique des citadins restait toujours tres limitee, la liberte d'entreprise prive n'existait guere, la propriete des hang et les droits de propriete des leurs membres n'etaient garantis point, les possibilites de l'accumulation des capitaux en villes restaient tres etroites.

Or, l'Etat feodal et autocratique, quoi qu'il fut tres fort, n'etait pas tout-puissant dans son influence sur la vie economique, en particulier sur la ville. Il ne pouvait pas paralyser entierement l'activite economique des hang, et par efforts des masses laborieuses la fonction economique des villes s'augmentait et s'affermissait, quoique d'une allure lente et d'une maniere penible.

La ville chinoise de la periode etudiee ne devint pas emancipee dans le domaine social et politique, el le n'eut pas son selfgovernement, n'eut pas des privileges administratives et juridiques, ses liberies, ses communes. En bref, la ville des Song ne devint pas une antithese au village. Mais les contradictions entre les besoins de revolution economique et les conditions de l'existance dans les cadres du systeme bureaucratique de l'Etat feodal s'accumulaient peu a peu, et la lutte entre divers groupements de la classe dirigeante (surtout a propos des reformes aux annees 70 du XIe siecle) etaient en partie l'expression des cettes contradicitons. Les materiaux du livre nous donnent la possibilite d'affirmer, que contre l'ordre feodale luttaient non seulement les paysans, mais aussi les citadins. La plupart des formes de cette lutte fujrent passives: on refusa de payer les impots et les taxes, d'accomplir son service de travail obligatoire, de se faire registrer dans les registres d'impots etc., on quitta meme la ville et se refugia. Mais plus d'une fois les citadins participaient avec les paysans aux insurrections armees de masse contre les autorites.

La resultante de la lutte entre ces tendances fut telle que la ville devenait peu a peu un lieu de production simple de merchandises et de circulation; c'est en cette qualite qu'elle jouait le role d'une force, sans laquelle la societe feodale chinoise n'aurait pas evolue. Mais la restriction en autres fonctions ne permettait pas a la ville d'effectuer une allure plus acceleree, donner les formes plus naturelles a revolution sociale.

A la fin du livre le lecteur trouvera quelques appendices. Tout d'abord les editeurs ont place la traduction des plusieurs fragments de l'"Histoire de la dynastie Song" ("Song shi"), ou on trouve des donnees sur le commerce. Puis il у a une liste des tous les centres de commerce de la Chine de l'epoque suivie d'un tableau des impots commerciaux en 1077. Les appendices 4 et 5 ennumerent les marches et les marchandises у vendues au Kaifeng et Hanzhou. Apres la bibliographie, enregistrante 318 livres et articles traitant le sujet etudie, sont places des indexes: de noms des personnes, des lieux et des peuples et un glossaire terminologique.

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